Cette rubrique est notre "tchat", notre carrefour de réflexion et d'échange sur les problématiques RH. Pour Kreno Consulting et pour nos consultants, c'est la partie visible de l'iceberg, notre laboratoire de R et D... Mais, plus que jamais, nous souhaitons vous associer. Les articles de fond que vous nous ferez parvenir et qui seront signés de votre plume mériteront d'y être publiés
Lundi 13 Octobre 2008
Vers un Management Vertueux
A en croire certains, l’entreprise ne serait que lieu de tensions, de stress voire de combat. La pression quotidienne, l’exigence de résultats, aurait pour conséquence d’en oublier l’importance de ces comportements et attitudes qui précédent les résultats. Revenons aux fondamentaux : 8 intentions morales doivent caractériser cet Art du Management.
Le Calme doit être mis en avant comme nécessaire pour aborder le quotidien, préparer l’avenir, résoudre des problèmes complexes.
L’entreprise agitée, fatigue, démotive et se prépare des jours difficiles. L’activisme n’est pas synonyme d’efficacité, la sérénité est nécessaire pour conduire le changement.
La Confiance en soi comme celle en autrui méritent d’être cultivée pour favoriser « sens des responsabilités et prise d’initiatives ». Accepter la réalité, créer de la confiance dans l’adversité, passent par plus de transparence, de « parler vrai » et d’assertivité.
Le Courage ne serait plus dans l’air du temps et pourtant combien de succès ont été rencontrés sans un travail acharné, sans ce courage de dire, d’oser, de faire. Combattre les idées reçues, accepter de penser par soi même, favoriser la prise d’initiative exige du courage. Etre force de proposition le suppose également.
La Clairvoyance ou capacité à « regarder au loin » est attendue du manager car susceptible de rassurer chacun et de donner du champ, de la vision. Savoir renoncer à son passé, fuir usure et routine, accepter de penser différemment dans un monde qui change, suppose « écoute, ouverture et acuité. Tout n’est pas qu’intuition, il faut être curieux et être stimulé sur ce terrain.
La Constance, ou « saute l’habitude d’être laborieux » M. Proust est essentielle dans l’entreprise et l’exemplarité du manager en la matière, tout autant. Méfions nous de ces changements de cap brutaux qui déstabilisent autrui et décrédibilisent ceux qui en sont à l’origine.
Il faut du temps pour faire, du temps pour engranger des succès et les mots d’ordre doivent être simples et martelés pour mobiliser.
La Conviction des Hommes est à la base des Belles Histoires Humaines. Au delà de « la culture des apparences », des effets de manche,… afficher ses convictions, les susciter chez ses collaborateurs favorise cette dynamique du succès au sein de l’équipe comme au niveau de chacun.
La Conscience d’être pour soi et dans la réalité est ce qui semble le plus manquer en cette période de perte de repère. Chacun a besoin de se situer dans l’immédiat et dans l’avenir pour appréhender ce qui fait de lui « Contributeur de Valeur »
Cette 8° intention morale qui suivra les 7C, n’est autre que l’Exigence. Non pas celle portée par le chef autoritaire et qui la rend synonyme de souffrances mais bien cette ambition qui valorise l e « champion en herbe » et s’appelle reconnaissance ; Les hommes sont près à donner plus quand on le leur demande, qu’on leur en donne le sens et qu’on leur démontre de la reconnaissance.
Prenons de la hauteur, dépassons « le présent immédiat » soyons exemplaires dans cet Art du « Manager Autrement » qui vise à consacrer plus de temps à développer ces attitudes et comportements favorables. Soyons convaincu, qu’une attitude clairvoyante, calme et courageuse, empreinte de conviction favorisera ce climat de confiance. Et puis, communiquons leur cette exigence !
Dominique Delaporte
Président
Jeudi 04 Septembre 2008
« La prise de recul des cadres dirigeants : mythe ou réalité ? »
« Tête dans le guidon », « stressé à mort », « pressé comme un citron », « sous la vague » … sont les expressions qu’un consultant entend de plus en plus des cadres dirigeants qui se confient à lui.
Le discours varie peu, quelle que soit la taille de l’entreprise (PME ou multinationale), le secteur d’activité (où se situent aujourd’hui les marchés « protégés » ?), le fait qu’il s’agisse d’un environnement hexagonal, européen ou mondial … et le niveau de responsabilité de l’individu. Les PDG et cadres intermédiaires semblent tous logés à la même enseigne dans ce domaine !
En effet, tout un chacun au sein de l’entreprise, a un « patron » qui définit les objectifs, parfois les règles du jeu, et veille ensuite de près à leur réalisation ou à leur respect. Actionnaires et conseil d’administration pour le PDG, pyramide hiérarchique pour les cadres, auxquels s’ajoutent les inévitables acteurs présents dans l’environnement interne ou externe de l’entreprise tels que représentants du personnel, analystes financiers, pouvoirs publics, medias, concurrents … qui ajoutent à leur tour à la pression ambiante.
« MARKET-SHARE», « EBIDTDA », « ROI » … voilà quelques uns des instruments de torture bien connus des cadres dirigeants ! Vous avez dit MANAGEMENT PAR LE STRESS ?
Pourquoi pas, mais il en va du stress comme du cholestérol : il y a le bon et le mauvais …
Est MAUVAIS le stress qui paralyse, qui transforme le cadre en « yes man », qui détruit sa personnalité et sa capacité d’initiative et lui interdit finalement toute prise de recul.
Que fait alors le manager pris dans cette spirale infernale ?
Il transfère son propre inconfort à ses équipes au lieu de filtrer et de sécuriser et ce faisant participe à l’accroissement du niveau de stress général. Bingo ! ! !
Est BON l’aiguillon qui pousse vers l’avant, aide à se dépasser tout en s’étonnant soi-même, génère une poussée d’adrénaline sans laquelle « les hommes ordinaires ne parviendraient jamais à faire des choses extraordinaires… ».
Alors comment faire pour transformer un poison mortel en élixir de jouvence ?
En prenant du RECUL en toute circonstance, quelque soit le degré d’urgence et la pression à laquelle la manager est soumis.
Le systématisme dans cette attitude entraîne un double bénéfice :
- au niveau du manager lui même tout d’abord car il deviendra plus clairvoyant et donc plus efficace et renforcera son image de chef ;
- au niveau de son environnement humain, car il accroîtra sa crédibilité tant au niveau de ses patrons que de ses collaborateurs.
Est-ce facile à faire ? Bien sûr que non ! Surtout si l’on reste seul dans son coin !
S’il y a un domaine où le partage avec des gens de confiance aide beaucoup, c’est bien celui-là.
Et vous n’êtes pas seuls !
Nous, dans tous les cas, nous sommes là pour vous aider lorsque vous en ressentirez le besoin.
Michel Cathala
Consultant Partner
Mercredi 20 Aout 2008
L’estime de soi : le postulat de la confiance en soi
« C’est la relation que chacun a avec lui-même ». Le verbe estimer vient du latin « aestimare » qui signifie évaluer, « déterminer la valeur », « avoir une opinion sur » . C’est un jugement qui concerne l’identité et l’évaluation lucide que toute personne a d’elle-même pour être compétent à gérer sa vie, à être digne de respect, à être important à ses propres yeux. C’est s’accepter en dehors même de l’appréciation d’autrui. On est dans le domaine de l’équilibre intérieur. Moins il y a d’écart entre la personne qu’on souhaite être et celle qu’on est, plus l’estime de soi est au rendez-vous. Du coup, le sentiment positif associé est ce qu’on appelle la confiance en soi.
Comment cela se traduit-il ?
C’est lié à notre enfance mais cela se travaille aussi à l’âge adulte. D’ailleurs, selon les aléas de la vie, selon les domaines, ce capital confiance peut varier. Que ce soit au niveau artistique, sportif, intellectuel, relationnel ; nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne. Les deux notions sont donc fortement liées, interdépendantes et très utiles aux populations commerciales. Elles permettent de les propulser vers l’action, elles donnent envie de réussir et d’oser prendre des risques. Elles influencent les comportements, l’humeur, la gestion des émotions. Elles facilitent les relations interpersonnelles car elles donnent le sentiment « d’être bien dans ses baskets ».
Exemple : Lors d’une expérience faite en stage de développement personnel où il s’agit de donner la même tâche à effectuer à deux équipes, l’une constituée de personnes qui simulent avoir une basse estime de soi et l’autre avoir une haute estime de soi (il s’agit de ranger la salle préalablement mise dans un grand désordre), le résultat est tout à fait frappant. L’équipe où se manifeste une haute estime de soi effectue la tâche plus rapidement, avec une meilleure qualité du résultat, dans la joie et la bonne humeur, de surcroît !
L’autre équipe refuse parfois même de faire l’activité demandée !
Grâce à elles, le commercial fait preuve d’une plus grande souplesse comportementale, d’humour, d’un certain détachement et peut s’adapter à des clients différents, à des changements de contexte. Il peut s’auto manager et gérer l’empowerment (délégation du pouvoir) prévu par sa hiérarchie et supporter ainsi la charge de son poste. Il est ouvert, créatif, peut se remettre en question pour progresser, pour se projeter dans l’avenir et sait résoudre les difficultés rencontrées. Il est à l’écoute de ses émotions qu’elles soient de la joie ou de la tristesse. Ils les gèrent plus efficacement. Aujourd’hui, de nombreux recruteurs tentent de mesurer cela au cours de l’entretien d’embauche car les entreprises se sont aperçues qu’un manager ou un commercial à haute estime de soi a plus de chance de réussir et d’avoir des résultats plus probants.
Exemple : Marc est directeur commercial. Il a un leadership plus efficace dans la prise de décision ; il ne se justifie pas, il assume ses responsabilités sereinement. Il a une grande capacité à avoir une vision réaliste sur le long terme. Il motive et engage ses équipes à ses côtés, il les aide à gérer les situations de changement qu’elles peuvent rencontrer en interne ou sur leurs marchés. Il crée un esprit d’équipe, c’est une ambiance d’estime mutuelle qui règne dans son service. Chacun peut s’exprimer librement, donner son avis. Un objectif commun clairement exprimé permet à chacun de collaborer et de trouver sa place. Marc génère des équipes à fort rendement en accompagnant, au quotidien, ses commerciaux dans le développement de l’estime de soi pour que chacun donne le meilleur de lui-même.
Marie-Paule LE GALL
Consultante Partner
Auteur de 2 ouvrages parus chez DUNOD
« Mieux se connaître pour vendre plus »
Et « Toute la fonction commerciale »